Regard d'artiste - du 20 juin au 20 septembre 2009

BERNARD AUBERTIN

JAN SCHOONHOVEN

JCJ VANDERHEYDEN

EVERT LUNDQUIST

REGARD D’ARTISTE
DU 20 JUIN AU 20 SEPTEMBRE 2009
Ouvert tous les jours sauf mardi
Juin - juillet - août : 15h - 19h
Septembre : 14h - 18h
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Il est difficile de choisir un titre d’exposition lorsque plusieurs artistes de courants différents sont présentés dans un même lieu pour une saison d’été. Pourquoi justement ces quatre artistes ? C’est le choix du fondateur du L.A.C. l’artiste hollandais Piet Moget.
C’est ce regard d’artiste qui a déterminé le choix de cette exposition. Un regard hors des sentiers battus qui n’a rien à faire des courants à la mode et des expositions à grands bruits.
Ici ne se voit qu’expression silencieuse et intimiste de la création artistique.
L’espace du rez de chaussé sera consacré a Bernard Aubertin qui présentera une quinzaine de monochrome dont les rouges et également des travaux récents avec des monochromes or, argent et noir. On pourra également voir des œuvres de Jan Schoonhoven, fondateur du « Nul groop » avec une vingtaine de dessins et des éléments monochromes blancs. Ces artistes du mouvement zéro partageront l’espace avec JCJ Vanderheyden qui propose une installation et quelques peintures et photos.
La peinture plus classique d’Evert Lundquist sera présentée à l’étage. C’est une des artistes scandinaves du 20è siècle qui a certainement le plus influencé la peinture suédoise : un peintre pour les peintres.
Une sélection de la collection particulière de la famille Moget sera elle aussi axée dans un certain sens, sur ce côté minimal concret et conceptuel, avec des œuvres de Don Judd, Patrick De Gachons, Henk Peeters, Fred Sandback, Sol Lewitt... Elle trouvera également un contrechamps dans des œuvres très différentes avec des artistes comme Ralf Goings, Richard Estes, Nancy Brook Brody, et bien d’autres.

 

 

BERNARD AUBERTIN

Né en 1934 à Fontenay-aux-roses
Vit et travaille à Reutlingen, Allemagne

Après s’être refusé à suivre des études dans une école d’art, Bernard Aubertin fait en 1957 la rencontre d’Yves Klein, qui sera capitale pour lui. Il réalise dans la foulée ses premiers monochromes rouges structurés par des touches épaisses, réalisées au couteau ou à l’aide d’autres instruments. En 1960, il découvre que cette structure peut être rendue avec des clous, présentés tête ou pointes en haut. Suivront la vis, le piton et les allumettes et , de ces dernières, naîtront en 1961 les Tableaux feus. Cette même année, il rejoint le groupe Zéro (Otto Piene, Heinz Mack, Günther Uecker..) de Dusseldorf. Les recherches du groupes prennent en compte l’espace, la science, les nouveaux matériaux, la technologie. Mais surtout une commune méfiance à l’égard du langage réunit ces artistes. « L’art, dira Bernard Aubertin, n’est pas expression mais connaissance, on n’a pas quelque chose à dire, on peut seulement être ». La mono-chromie veut annuler le geste subjectif au profit de la manifestation d’un pur espace et d’une énergie vitale anonyme.

 

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JAN SCHOONHOVEN

1914, Delft, Pays-Bas - 1994, Delft, Pays-Bas

Après ses études à l’Académie des Beaux arts de La Haye de 1930 à 1934, les premiers travaux de Schoonhoven le montrent influencé par la peinture expressionniste allemande. De 1940 à 1950, il va s’exprimer dans le style de Paul Klee puis, tandis qu’il entre en 1946 comme fonctionnaire aux services des Postes néerlandaises (où il restera jusqu’ en 1979), son évolution le conduit vers la peinture de l’école de Paris et le paysagisme abstrait. A partir de 1957, il pratique un tachisme particulièrement radical, qui lui fait acquérir à ce moment une véritable originalité dans le panorama de l’art néerlandais. En 1957, il fonde avec Armando Jan Henderiske et Henk Peeters, le “Groupe informel néerlandais”. Il crée alors ses premiers reliefs, sortes d’excroissance de matière organique constitués d’arêtes et de cavités qui sont réalisées en papier mâché (Abraham, 1958, La Haye, Gemeentemuseum). En 1960, il fonde avec les mêmes artistes le groupe “Nul”, dont les préoccupations sont proches du groupe “Zéro” en Allemagne, et s’appuie sur l’évidence du fait plastique et l’évacuation de toute signification dans la peinture. Jan Schoonhoven déclarait vouloir exprimer le moins possible des sentiments personnels. L’anonymat et l’objectivité ont été ses idéaux, il réalise alors ses premiers reliefs sériels, constitués d’une trame régulière en relief, en papier mâché, puis en carton dont il laisse apparente la non-couleur ou qu’il peints en blanc avec une sorte de lait de chaux. Il n’y a ni composition, ni motif, ni couleur dans ses oeuvres dont l’artiste poursuit la veine jusqu’en 1981 tout en créant une sorte de sérialité tout au long de son oeuvre. L’année suivante il exécute plusieurs motifs en forme de tuiles plates soulevées qui sont réalisées en carton et papier peint en blanc , puis s’arrête de travailler en 1985, sans cesser toutefois de pratiquer le dessin.
Jan Schoonhoven est l’un des artistes les plus importants des années 1960 aux Pays-Bas. Il est particulièrement bien représenté dans les musées néerlandais et Allemands, ainsi qu’au musée de Grenoble, où il a eu en 1988 sa première exposition organisée par une institution française. Ses reliefs et dessins ont été présentés à Maastricht en 1996.

 

JAN SCHOONHOVEN JAN SCHOONHOVEN JAN SCHOONHOVEN

 

JCJ VANDERHEYDEN

Né en 1928 a S’Hertogenbosch, Pays-bas

JCJ Vanderheyden est certainement dans son pays les Pays-Bas, une figure clé et un pionnier de l’art conceptuel après guerre. Son travail s’articule au travers de medium divers comme la photo, la vidéo, la peinture et est volontairement disparate. Il explore les notions de relation entre perception visuelle et spatiale. Ses œuvres sont très souvent réduites aux termes de couleur et composition dans les nuances de bleu, noir et blanc. Ses peintures peuvent avoir des formes rectangulaires mais également triangulaires ou trapézoïdales.
Les photos numériques et les peintures proposent des paysages imaginaires, décrivant des éléments rudimentaires de la terre, de la mer, du ciel. Il arrive également que l’on puisse retrouver des fragments d’œuvres de grands maîtres de la peinture ancienne comme Boch, Vermeer, Velasquez dans ces photos numériques qui lui permettent de voyager entre l’abstrait et le figuratif.
Son œuvre se complète également par des installations de panneaux très souvent noir ou blanc formant un cube ou un paravent et sur lesquels il installe ses œuvres en une composition conceptuelle.

 

JCJ VANDERHEYDEN JCJ VANDERHEYDEN JCJ VANDERHEYDEN JCJ VANDERHEYDEN

 

EVERT LUNDQUIST

Née à Stockholm le 17 juillet 1904, décédé le 04 novembre 1994

Peintre et graveur suédois, Evert Lundquist a beaucoup voyagé durant ses études : École d’art Carl Wilhelmson à Stockholm jusqu’en 1924. Il les poursuit à Paris à l’Académie Julian de 1924 à 1925, puis reviens à Stockholm à la Kosthögskola de 1925 à 1931. Il revient encore à Paris où il peint des œuvres dont le jardin du Luxembourg. Lundquist utilise l’empâtement, simplifie les formes et peu de couleurs. Il expose en solo pour la première fois en 1934 à la Konstnärhus à Stockholm. Il eut une période de déprime qui le conduisit à peindre des tableaux assez dramatiques dans une veine assez impressionniste. Puis suivi une période inspirée de James Ensor comme : “fête champêtre” (1937). Sa peinture évoluera à partir de cette période vers plus de gestualité et de lumière. Il s’associa durant quelque temps à un groupe de peintre nommés Saltsjö-Duvnäs group.
Dans les années 1947-48 Evert Lundquist voyage souvent en France et en Italie qui lui inspire une peinture en matière et presque abstraite.
C’est en 1951 qu’il s’exerce pour la première fois à la gravure à la pointe sèche et produit des gravures assez sombres et dramatiques. En 1953 il va habiter à quelques kilomètres de Stockholm à Drottningholm et commence à peindre des scènes d’intérieur, ainsi que de remake d’œuvres anciennes (Chardin).
Ces œuvres tardives son généralement des figures quasi abstraites d’une très grande vigueur où le motif se dissout presque à la lumière magnifique de la peinture.
L’exposition au L.A.C. permettra de découvrir cet artiste peu connu en France.

 

EVERT LUNDQUIST EVERT LUNDQUIST

 

 
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